Extraits du numéro 51 de la revue Dissonances (21 cm X 29,7 cm) et du texte "Ce qui respire sous la peau", d'Agnès Pétri :
"1. Mardi
la première erreur a été de croire que c'était un mardi.
Les jours sont des inventions administratives destinées à convaincre les humains que le temps avance dans une direction acceptable
Aucune cellule ne sait que nous sommes mardi.
Aucun organe ne célèbre la fin du week-end.
Le corps ignore nos calendriers.
Le corps ignore nos calendriers.
Il possède ses propres horaires.
Ses propres rendez-vous.
Ses propres disparitions.
Ce matin-là, j'ai pensé :
redevenir normal.
Je n'ai jamais su pourquoi cette phrase m'a fait peur.
Peut-être parce qu'elle ne ressemblait pas à une pensée.
Peut-être parce qu'elle ne ressemblait pas à une pensée.
Elle ressemblait à une consigne.
Comme si quelqu'un l'avait déposée en moi avant
ma naissance.
Comme une médaille héréditaire dont personne n'aurait encore
trouvé le nom."
Si vous souhaitez en savoir plus sur le numéro 51 de la revue Dissonances, qui est vendu au prix de 9 €, rendez-vous sur le site de la revue : https://revuedissonances.com/dissonances-51-bizarre/

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