mercredi 15 août 2012

Revue Mauvaise graine n°70


Il y a beaucoup de bonnes choses à dire sur la revue de Walter Ruhlmann, intitulée Mauvaise graine. Même si en fait, s'agissant de ce numéro 70, c'est plutôt "mgv2_70/07_12".
J'aime bien ces signes arithmétiques qui présentent la "Mauvaise graine" : ça change du toujours littéraire. La revue Mauvaise graine existe depuis 1996 - ce n'est pas rien ! - et à l'heure actuelle sous format PDF et sur Internet. Enfin, pas tout à fait, puisqu'en ce qui concerne ce numéro, du moins, il est possible d'en recevoir des exemplaires sous format papier, à condition d'en commander chez Lulu.com (rien à voir avec la "Mauvaise graine") qui "façonne" le numéro. Déjà, ce n'est pas ordinaire comme procédé ! En plus, la revue papier, grand format, est belle à feuilleter.
Mais les particularités de "Mauvaise graine" ne s'arrêtent pas là : dans ce numéro 70 concocté avec la complicité de Jan Bardeau et Bruno Toméra, les participants sont rétribués 2 € par page. Walter, si tu augmentes encore les tarifs, promis juré, tu vas voir débarquer un tas de martiens très littéraires mais pas très marrants ! Non, sans plaisanter, l'initiative est originale et rappelle ce qui semble être une pratique plus courante outre-manche. La France serait-elle en retard en la matière, qui n'aime pas reconnaître l'existence de sa poésie ?
De plus, chaque poème est publié en version bilingue, c'est à dire en français et en anglais...Les auteurs sont d'ailleurs aussi français ou anglo-saxons. Enfin, la revue est thématique, ici le thème est : "tranquille sur mon île". Sympa, non ? Sans parler des illustrations (des photos) en surimpression par rapport aux textes...
Bon, si je chronique ce numéro 70 de "Mauvaise graine", ce n'est pas parce que j'y participe, même si j'y participe, c'est pour faire partager à d'autres cette initiative qui permet de lire des poèmes sans concession dans un format class, les deux n'allant pas souvent de pair !...
En fait, dans ce numéro, j'ai particulièrement aimé les textes de Fabrice Farre (trop court, j'aurais voulu lire d'autres poèmes de lui), de Marlène Tissot, de Vincent, de Daniel Y. Harris et de Christophe Siebert, un récit bien trash des familles, une histoire de bagnole qui roule vite...
Alors, pour la route, le début du texte de Christophe : "Je m'appelle Blandine et les connards ont trouvé toutes sortes de rimes pourries avec mon prénom, mais c'est pas eux qui sont là où je suis assise, c'est moi et moi seule, c'est pas eux qui filent la nuit dans une voiture volée..."

Pour en savoir plus sur cette publication, http://mgversion2datura.blogspot.com et mgversion2datura@gmail.com

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